PILOTE DE TRIKE :
Le pilotage d’un Trike réclame autant d’adresse que de courage car ces blindés sont dotés d’une redoutable puissance de feu mais manquent d’endurance. Les pertes de Trikes, notamment depuis AT–43, ont atteint de tels sommets que les concepteurs ont revu le châssis. Le Easy Trike furent les premiers à en bénéficier. Les pertes de ce modèle étaient en effet particulièrement importantes en raison de sa fonction de chasseur de blindés. Le modèle Thunder Trike, sorti quelques temps plus tard, a naturellement bénéficié de châssis améliorés.
Restent le Dirt Trike et le Jungle Trike, qui n’ont toujours pas été mis à jour. Les impératifs de la guerre n’ont pas permis de les retirer des fronts où ils sont engagés.
FONCTION DU TRIKE :
Le Trike est un engin léger combinant agilité et rapidité. Il est destiné à des frappes rapides à courte portée pour assurer un maximum de touches et donc de dégâts, tout en minimisant les couverts.
Les Trikes sont les moins coûteux des blindés karmans. Ils peuvent ainsi assurer les reconnaissances ou servir d’appât car leur destruction prête moins à conséquence que celle d’un Buggy ou, pire encore, d’un Mammoth.
TACTIQUE DU TRIKE :
Contrairement aux blindés traditionnels, la tactique employée par une unité de Trikes est à peu près identique quel que soit son effectif. Une unité de Trikes est destinée à être jetée dans la bataille sans se soucier de son avenir. Son but est d’atteindre aussi vite que possible une position qui interdira à l’ennemi de se cacher ou de se mettre à couvert. De cette manière, l’unité exploite pleinement le principal atout de cet engin : sa cadence de feu, pratiquement double de celle d’un blindé humain.
Cette position permet également d’être le moins gêné possible par l’angle de tir restreint des armes des Trikes. Le sommet d’un container ou d’un muret est un bon exemple. Le meilleur poste de tir est au sommet du décor derrière lequel l’ennemi s’est installé, naïvement réconforté par cet abri.
En cas de besoin, il ne faut pas hésiter à faire prendre de l’altitude aux Trikes pour s’assurer qu’ils ignorent effectivement un couvert. Inutile, cependant, de les exposer pour rien au feu de l’ennemi en les gardant en permanence à leur altitude maximum.
Une fois en position, la cadence de feu des armes karmanes permet de décimer, littéralement, les unités à portée. Une unité de deux ou trois engins peut même se permettre de prendre deux cibles distinctes sous son feu, en fonction de l’endurance de l’ennemi. Les Dirt Trikes, par exemple, ont tout intérêt à ne pas diviser leurs tirs lorsqu’elles affrontent un blindé ou de l’infanterie de rang ***. Une unité particulièrement nombreuse peut également réclamer de concentrer le feu. À l’inverse, les unités d’élites aux effectifs restreints, les blindés endommagés et l’infanterie diminuée par de lourdes pertes sont de bons candidats pour des tirs séparés.
Arrivé à ce point, tout l’art d’un bon commandant consiste à optimiser les occasions de tir sans diluer les pertes entre de multiples opposants.
L’état d’alerte a un intérêt limité pour une unité de Trike, sauf s’il n’y a aucune cible à portée. Les Trikes sont des cibles prioritaires pour l’ennemi et leur angle de tir réduit peut être facilement exploité pour échapper à leurs tirs.
Les Trikes sont des engins d’attaque, pas de défense statique !




